Les salaries des grandes banques traditionnelles se rebiffent

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Devant une agence BNP Paribas, à Paris, en août 2018. Regis Duvignau / REUTERS

Depuis près de vingt ans, les mots d'ordre de grève se faisaient rares dans les grandes banques françaises, du fait de mobilisations de plus en plus timorées. Mais, ces dernières semaines, au regard de la colère exprimée par les «gilets jaunes», les organisations syndicales de plusieurs enseignes ont exhorté les salariés à débrayer pour tenter d'obtenir des hausses de salaire et pour protester contre leurs conditions de travail.

Vendredi 11 janvier, les salariés de la BRED, the grand banque parisienne du réseau des Banques populaires, étaient appelés à une journée d'action for the UNSA, the première organization syndicale de l'établissement. "The direction goes to 2018 des revenus and a profit net en croissance pour la sixième année de suite, maize refuse d'accorder une augmentation générale pérenne à tous les salariés", explique Christophe Mieusset, délégué syndical UNSA à la BRED.

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Chez BNP Paribas, une intersyndicale SNB / CFE-CGC-CFDT-CGT-FO-CFTC avait lancé an appel aux employés à débrayer «Une heure, deux heures ou plus», the 4 décembre 2018, pour faire part de leur «Ras-le-bol à une direction aujourd'hui trop éloignée de [leur] quotidien professionnel et unconscious des difficultés » rencontrées en raison de la «Baisse du pouvoir d'achat». Le mouvement avait été bien suivi.

«Parallèle avec le mouvement des" gilets jaunes "»

De mémoire de syndicaliste, la dernière grève maison remonte aux années 1990. There encore, the exaspération s'est cristallisée autour de l'échec de la négociation annuelle obligatoire. Dans la foulée, a courrier of the DRH du groupe aux collaborateurs a fait valoir que «Cette année, dans a difficult contexte, the voie de l'augmentation générale ne pouvait être à nouveau imagagée». A discours incompréhensible pour de nombreux salariés.

En effet, the première banque européenne in dégagé, sur le seul troisième quarter de 2018, a bénéfice de plus de 2 milliards, en hausse de 4%, même si les principaux moteurs de croissance du groupe tournent désormais au niveau international. "La direction dit qu'il n'y a pas de marge de manœuvre pour une augmentation générale de salaire, maize elle ne prive pas de bonus et de primes", affirme François Besnard, le délégué syndical national CGT de l'établissement.

La plupart des établissements se sont emparés du dispositif de primes exceptionnelles défiscalisées mis en place par le gouvernement, mais cela n'a pas suffi à désamorcer le mécontentement

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