une réglementation inadaptée face au danger – fr.live-feeds.com

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Panneau avertissant of a pic de pollution sur le périphérique de Lille, en 2016.
Panneau avertissant of a pic de pollution sur le périphérique de Lille, en 2016. PHILIPPE HUGUEN / AFP

En 2018, les Lillois ont été exposés plus de soixante jours à des niveaux de particules fines (PM2.5: diamètre inférieur à 2.5 micromètres) supérieurs au seuil – de 25 microgrammes par mètre cube (μg / m3) sur vingt-quatre heures – the World Organization de la santé (WHO) recommande de ne pas dépasser plus de trois fois par an.

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Pourtant, jusqu'ici, the capital des Flandres ne se distinguait pas au palmarès des métropoles les plus polluées de France.

En octobre 2017, quinze agglomérations comparées à des problèmes récurrents de qualité de l'air se sont engagées à déployer, d'ici à 2020, des zones à faible émission, sur le modèle de Paris, afin d'exclure progressivement les véhicules les plus polluants de leurs rues. On y trouve les métropoles du Grand Paris, du Grand Lyon, d'Aix-Marseille, de Strasbourg, Nice, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Clermont, Saint-Etienne, Reims, Toulon, Rouen and même Fort-de-France. Mais pas Lille.

La métropole lilloise ne fait pas non plus partie de la douzaine de régions dont les dépassements répétés des normes de pollution valent à la France d'être renvoyée devant la Cour de justice de l'Union européenne. La cité du Nord est passée sous les radars.

Comment expliquer une telle anomalies? The thermomètre utilisé pour mesurer the pollution n'est plus adapté. Bien que les PM2,5 soient aujourd'hui reconnues dans la littérature scientifique comme les plus dangereuses car elles franchissent the barrière pulmonaire et entrent dans la circulation sanguine, ce sont les PM10 (de diamètre inférieur à 10 μm) here restent la référence réglementaire en matière de pollution particulaire.

Une réglementation annuelle et non journalière

Ainsi, la vallée de l'Arve, en Haute-Savoie, vient de connaitre a nouvel épisode de pollution intense avec plusieurs jours de dépassements des normes de PM10, fixées à 50 μg / m3 sur vingt-quatre heures, soit the double du seuil de l'OMS pour les PM2,5. Le département du Nord a connu quinze épisodes de pollution aux PM10 (correspondent à vingt-six jours) en 2018 selon les données d'ATMO Hauts-de-France, the organisme de surveillance de la qualité de l'air dans la région. Corn, officiellement, aucun pic de pollution aux PM2.5.

Consumérant que leurs effets sanitaires se font surtout ressentir à moyen et long terme, les particules fines font l'objet d'une réglementation annuelle et non journalière. A la différence des PM10 maize aussi du dioxyde of azote (NO2) et de l'ozone (03) des concentrations excessives journalières en PM2,5 ne peuvent donc pas déclencher d'alerte pollution de la part des pouvoirs publics.

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