La principauté d’Andorre a fait un pas de géant
vers l’Union européenne en signant un accord d’association à Bruxelles le 19 octobre, après onze ans de négociations. Ce traité concerne également le micro-État de Saint-Marin.
Intégration du marché unique et détails du traité
Le texte a été signé par le gouvernement de cette principauté de 84 000 habitants nichée entre la France et l’Espagne dans les Pyrénées, aux côtés du micro-État de Saint-Marin et de ses 34 000 habitants. Comme le synthétise le portail d’information catalan El Nacional.cat, cet accord permet à Andorre et Saint-Marin d’intégrer le marché unique européen sans pour autant devenir un État membre de l’UE
.
Les deux pays, qui utilisent déjà l’euro comme monnaie, pourraient ainsi jouir d’un accès au marché commun comparable
à celui de la Norvège, de l’Islande ou du Liechtenstein, selon le quotidien barcelonais El Periódico de Catalunya. Le journal andorran Bondia a qualifié l’événement avec la formule Un petit pas pour l’Europe, mais un pas de géant pour Andorre
.
Prochaines étapes institutionnelles et référendum
Avant d’entrer en vigueur, l’accord doit encore franchir plusieurs étapes institutionnelles. Il doit d’abord être approuvé par le Parlement européen. Pour le cas spécifique d’Andorre, le texte sera ensuite soumis au vote des citoyens par le biais d’un référendum, dans un contexte où ce sujet divise la population d’après la presse locale et catalane. Si le résultat du référendum est favorable, le texte sera présenté au Parlement andorran, où il devra recueillir la majorité des deux tiers
pour être définitivement adopté.