Alors que la mobilisation des lycéens entre dans sa troisième semaine à l’approche des vacances de Toussaint, la contestation se poursuit avec de nouveaux blocages d’établissements recensés à travers le pays. Le ministère de l’Éducation nationale a indiqué que les violences s’intensifient
et a recensé au moins huit personnels
de l’Éducation nationale blessés en marge des mobilisations, un chiffre qui ne prend pas en compte les blessures d’un principal de collège et d’une enseignante touchés par un tir de fusil de chasse à Aubagne.
Blocages et incidents dans les établissements
De nombreux lycées restent bloqués ou perturbés dans plusieurs villes, touchant notamment les lycées parisiens Balzac ou encore, fait rare, l’établissement privé Stanislas. Une tentative de blocage a également eu lieu au lycée des Arènes à Toulouse et au lycée Joliot-Curie à Rennes. Le ministère de l’Éducation nationale a précisé que 96,5% des établissements sont ouverts ce lundi.
Les violences se révèlent particulièrement concentrées dans l’académie de Créteil ainsi qu’à Bordeaux et Lyon. À Marseille, un policier a notamment été blessé à la nuque par un tir de mortier.
Réponses gouvernementales et perspectives
Face à cette contestation aux revendications diverses — comprenant l’état des lycées, les postes d’enseignants non pourvus, les emplois du temps et Parcoursup —, le gouvernement tente d’apporter des réponses politiques. Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé le déploiement de 3 000 professeurs remplaçants dans les lycées les plus en difficulté. En parallèle, une consultation nationale sur la plateforme Agora se poursuit jusqu’au 23 octobre.

Le président de la République Emmanuel Macron a appelé au calme, déclarant que la mobilisation des jeunes doit se faire dans le calme, dans l’ordre
, tout en estimant qu’il y a eu une volonté de récupérer
la colère des jeunes dans plusieurs endroits.
Alors que syndicats lycéens, étudiants et professionnels appellent à une nouvelle journée d’action ce mardi pour l’acte V
du mouvement, et que la CGT soutiendra cette mobilisation ainsi qu’une journée d’action le 17 octobre, la question de l’ampleur exacte que prendra cette contestation reste entière.
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