RSV in Seniors: Underestimated Risks and Severe Complications

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Les infections respiratoires à virus respiratoire syncytial (VRS) peuvent entraîner des conséquences graves chez les nourrissons et les personnes âgées. Si les jeunes parents ont désormais conscience du risque pour leur bébé, les seniors le sous-estiment encore.

Un virus bien identifié chez les jeunes enfants

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est désormais bien identifié par les jeunes parents comme un virus à risque pour leur nouveau-né. Si les infections à VRS sont le plus souvent bénignes, elles sont en effet les premières causes de bronchiolites chez les enfants de moins de deux ans.

L’infection entraîne des difficultés respiratoires, nécessitant parfois une hospitalisation en soins intensifs. Selon une étude IPSOS, menée début 2026 auprès de 500 femmes enceintes ou ayant récemment accouché, le VRS est considéré comme l’agent infectieux le plus préoccupant chez 45 % des personnes interrogées, l’inquiétude grandissant au 3e trimestre de grossesse (54 %). 

RSV in 2026: The Numbers Behind This Respiratory Virus

Un autre groupe de population est aussi à risque de forme grave liée à une infection à VRS : les personnes âgées. Pourtant ce risque est souvent mal identifié, les seniors sous-estimant largement l’impact sur leur santé que représente le VRS. En outre, il serait largement sous-diagnostiqué par les soignants.  

Le VRS est bien identifié par les pédiatres car il provoque de nombreuses bronchiolites chez les nourrissons. Mais son impact chez les seniors est encore mal reconnu, y compris dans le monde médical.

Pr Olivier Guérin Chef du pôle gérontologie au CHU de Nice, en octobre 2025

Le nombre réel d’hospitalisations liées au VRS sous-estimé

Les signes cliniques du virus sont en effet peu spécifiques : toux, fatigue, essoufflement, auxquels s’ajoute un vieillissement du système immunitaire qui atténue les signes inflammatoires – la fièvre notamment. Les patients présentent un risque accru de complications pulmonaires, de décompensation cardiaque, de fragilisation, voire de perte d’autonomie.

Selon un communiqué de Pfizer publié en mai 2026, « des études européennes montrent que le taux réel d’hospitalisation lié au VRS serait 2,2 à 6,4 fois plus élevé que les chiffres actuellement observés.

Les personnes à risque de complications sont les personnes âgées de plus de 75 ans, voire dès l’âge de 65 ans en présence de comorbidités telles que des maladies respiratoires chroniques (BPCO, asthme), des pathologies cardiovasculaires, un diabète… ».

« Des complications plus graves que la grippe »

Ainsi, le virus serait responsable de 25 000 hospitalisations par an. Une méta-analyse réalisée entre 2000 et 2019 a révélé qu’il était responsable de 5 % à 7,8 % des infections respiratoires symptomatiques chez les personnes âgées en Europe, avec un taux de mortalité de 8 %.

 Nous avons besoin de données épidémiologiques plus solides en France, mais les premières données montrent que le VRS peut provoquer des complications aussi graves que la grippe saisonnière chez les plus âgés.

Pr Olivier Guérin Chef du pôle gérontologie au CHU de Nice, en octobre 2025

D’ailleurs, le coût global annuel des hospitalisations pour cause respiratoire et cardiaque attribuable au VRS serait de 104,5 millions d’euros (M€) par an, à comparer à 102,1 M€ annuels attribuables à la grippe chez les plus de 65 ans sur la période 2010 à 2020.

Actuellement, le vaccin Abrysvo est recommandé chez la femme enceinte exclusivement entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée. Remboursé à 100 % par l’Assurance maladie, il permet de prot

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