Les États-Unis lèvent les sanctions contre Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés
Genève, 20 mai 2026 — Une décision historique pour le droit international : les États-Unis ont officiellement levé mercredi les sanctions économiques imposées à Francesca Albanese, experte indépendante de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés. Cette mesure, ordonnée par un juge fédéral américain, marque une victoire pour la liberté d’expression et la protection des rapporteurs indépendants des Nations unies.
Une décision judiciaire sans précédent
Dans un avis rendu le 14 mai par le juge fédéral Richard Leon, ce dernier a estimé que les sanctions imposées à Francesca Albanese “portaient atteinte à sa liberté fondamentale d’expression” et étaient “incompatibles avec les principes du droit international”. Le juge a souligné que “protéger la liberté d’expression est toujours dans l’intérêt public”, une position rare dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles.
Ces sanctions, imposées en 2025, empêchaient la rapporteuse italienne d’utiliser des cartes bancaires internationales et de réaliser des opérations financières essentielles à l’exercice de sa mission. Une restriction qui, selon elle, visait à “affaiblir son travail” et à limiter sa capacité à dénoncer les violations des droits humains dans les territoires palestiniens occupés.
“Ensemble, nous ne faisons qu’un.”
Une mission sous haute tension diplomatique
Depuis sa nomination en 2022 par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Francesca Albanese a été au cœur des débats sur la situation à Gaza et en Cisjordanie. Ses rapports, souvent critiques envers Israël, ont suscité des réactions vives de la part des autorités américaines et israéliennes.
Les accusations portées contre Israël
- Accusation de génocide à Gaza : Dans son rapport de mars 2024, elle a qualifié la réponse israélienne à l’attaque du 7 octobre 2023 du Hamas de “génocide systématique”, une qualification rare et controversée.
- Appel à des mandats d’arrêt internationaux : Elle a recommandé à la Cour pénale internationale (CPI) d’émettre des mandats d’arrêt contre des responsables israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, pour crimes de guerre.
- Dénonciation de l’inaction de la communauté internationale : Lors d’une intervention devant le Conseil des droits de l’homme en mars 2026, elle a accusé les gouvernements occidentaux de “donner un permis de torturer aux Palestiniens”.
Ces prises de position ont provoqué une réaction immédiate de Washington. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait alors critiqué sa “partialité” et son “manque d’équilibre”, tandis que des médias pro-israéliens ont qualifié ses propos de “désinformation”.
Un précédent pour les rapporteurs indépendants de l’ONU
La levée des sanctions contre Francesca Albanese pourrait avoir des répercussions bien au-delà de son cas personnel. Les rapporteurs spéciaux de l’ONU, qui dépendent souvent de financements externes et de l’accès aux plateformes internationales, voient régulièrement leurs missions entravées par des pressions politiques.
Quels risques pour l’indépendance des experts onusiens ?
- Sanctions ciblées : Plusieurs rapporteurs ont été soumis à des restrictions similaires, notamment ceux travaillant sur des dossiers sensibles comme la Syrie, la Birmanie ou le Venezuela.
- Difficultés financières : L’impossibilité d’utiliser des cartes bancaires limite leur capacité à voyager, à recruter des équipes locales ou à publier des rapports.
- Censure indirecte : Des pressions diplomatiques peuvent dissuader les États de coopérer avec leurs missions, comme ce fut le cas pour les enquêtes sur les crimes en Ukraine.
Pour Mary Lawlor, rapporteuse spéciale sur la défense des droits des défenseurs des droits humains, cette décision “envoie un signal fort : les États ne peuvent pas museler les experts indépendants sous prétexte de souveraineté nationale”.
Et maintenant ? Les défis qui restent
Si la levée des sanctions est une victoire symbolique, Francesca Albanese doit encore faire face à d’autres obstacles pour poursuivre son travail.

Quels sont les prochains pas ?
- Poursuite des enquêtes : Elle prévoit de publier un nouveau rapport en septembre 2026 sur les “crimes de guerre systématiques” dans les territoires occupés, incluant des témoignages de victimes.
- Renforcement des alliances : Elle collabore avec d’autres rapporteurs pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant explicitement les violations israéliennes.
- Sensibilisation du public : Une campagne de sensibilisation est prévue pour contrer la “désinformation” sur les droits des Palestiniens, notamment via les réseaux sociaux.
Son combat n’est pas terminé. “La justice pour les Palestiniens ne sera pas obtenue par des sanctions contre moi, mais par des actions concrètes des États”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à Genève.
FAQ : Tout savoir sur les sanctions levées contre Francesca Albanese
1. Pourquoi les États-Unis ont-ils sanctionné Francesca Albanese ?
Les sanctions ont été imposées en réponse à ses prises de position critiques envers Israël, notamment ses accusations de “génocide” à Gaza et ses recommandations à la CPI. Washington a accusé la rapporteuse de “biais anti-israélien” et de “manque d’objectivité”.
2. Quelles étaient les conséquences concrètes des sanctions ?
Francesca Albanese ne pouvait plus :
- Utiliser des cartes bancaires internationales (Visa, Mastercard).
- Ouvrir des comptes dans des banques américaines ou européennes.
- Recevoir des financements pour ses missions de terrain.
Ces restrictions ont compliqué ses déplacements et la publication de ses rapports.
3. Cette décision affecte-t-elle d’autres rapporteurs de l’ONU ?
Oui, indirectement. La levée des sanctions envoie un message fort sur la protection de l’indépendance des experts onusiens. Cependant, d’autres rapporteurs (comme celui sur la Birmanie ou le Venezuela) restent sous surveillance accrue.

4. Quelles sont les prochaines étapes pour Francesca Albanese ?
Elle prévoit :
- La publication d’un rapport détaillé sur les crimes de guerre à Gaza en septembre 2026.
- Une campagne pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
- Des actions en justice contre les États qui ont tenté de limiter son travail.
Elle a également annoncé vouloir se rendre dans les territoires occupés pour rencontrer des victimes.
5. Israël a-t-il réagi à cette décision ?
Le gouvernement israélien n’a pas encore fait de déclaration officielle. Cependant, des sources diplomatiques proches de Jérusalem ont exprimé leur “mécontentement” et évoqué une possible “réponse juridique” contre Francesca Albanese pour “diffamation”.
Pour aller plus loin
Pour comprendre les enjeux juridiques et diplomatiques autour de cette affaire, consultez :
- Site officiel du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme – Rapports de Francesca Albanese.
- Cour internationale de Justice (CIJ) – Procédures liées aux territoires palestiniens.
- Nations unies – Résolutions sur les droits humains.
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