« Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit de répréhensible à ce que le président des États-Unis […] figure sur le billet commémorant le 250e anniversaire ». Cette déclaration, attribuée à un inconnu, a relancé un débat sur la possibilité d’un billet de 250 dollars à l’effigie de Donald Trump, malgré les obstacles légaux et culturels. L’idée, bien que controversée, reflète une tension persistante entre la tradition monétaire et l’influence politique.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a récemment confirmé que l’Agence de la monnaie américaine (U.S. Mint) prépare des scénarios juridiques en cas d’adoption d’une loi autorisant les portraits de personnalités vivantes. Cependant, une loi de 1866 interdit formellement cette pratique, un texte qui a été invoqué pour empêcher l’ajout de visages en vie sur les billets ou les pièces. Une exception notable remonte à 1866, lorsque le fonctionnaire du Trésor James Snowden a réussi à faire figurer son visage sur une pièce de cinq cents, un acte qui a suscité un scandale à l’époque.
La loi de 1866 et ses exceptions
La loi de 1866, conçue pour éviter le culte de la personnalité, stipule que seuls les anciens présidents ou figures historiques peuvent apparaître sur la monnaie. Cependant, des exceptions existent. Par exemple, le billet de 100 dollars, introduit en 1914, a vu le président Woodrow Wilson figurer sur le verso, bien que son portrait ne soit pas présent. En 2020, une initiative visant à ajouter une femme à la monnaie a été mise en œuvre, mais sans modifier la règle des vivants.

Un projet de loi en discussion
En 2023, le député de Caroline du Sud, Nancy Mace, a présenté un projet de loi visant à modifier cette interdiction, permettant aux personnalités vivantes de figurer sur la monnaie. « La loi actuelle ne reflète pas l’évolution de notre société », a-t-elle déclaré, soulignant que l’ajout de portraits pourrait renforcer l’identité nationale. Cependant, le projet reste à l’étape de la discussion, sans soutien massif au Congrès.
Le cas de Donald Trump
Les pressions pour inclure Donald Trump sur un billet ont suscité des débats sur le « culte de la personnalité », une critique récurrente contre l’ancien président. En 2020, le Bureau de la monnaie a été confronté à des demandes similaires, mais a maintenu sa position. En avril 2025, la directrice de la monnaie, Patricia Solimene, a été licenciée après avoir résisté à ces pressions, selon des rapports du *Washington Post*. Cependant, des sources officielles n’ont pas confirmé cette information, laissant place à des spéculations.
Le « Trump Gold Card » : une initiative controversée
En septembre 2025, Donald Trump a lancé la « Trump Gold Card », une carte permettant d’obtenir la résidence permanente aux États-Unis en échange d’un don de 1 million de dollars. Cette initiative, cependant, n’a pas été officialisée par le gouvernement américain. Selon des experts en immigration, il s’agit plus d’une proposition politique que d’un programme réel, malgré les annonces publiques. Le *New York Times* a souligné que cette carte n’était pas affiliée à des institutions gouvernementales.

Conclusion : Une tension entre tradition et modernité
Le débat sur l’ajout de personnalités vivantes sur la monnaie américaine illustre une tension entre les traditions et l’évolution sociale. Bien que des projets de loi émergent, la loi de 1866 reste un obstacle majeur. Les initiatives comme la « Trump Gold Card » soulignent l’influence croissante de figures politiques sur les politiques d’immigration, mais leur légitimité demeure à prouver. À l’approche du 250e anniversaire des États-Unis, le débat sur l’identité nationale et son expression monétaire continuera de diviser les citoyens.